Une fenêtre ouverte sur un style de peinture rare, le pointillisme !  (Les oeuvres de Marc Lasserre) posté le mardi 08 décembre 2009 20:06

Blog de marclasserre :Le néo-impressionnisme (pointillisme), Une fenêtre ouverte sur un style de peinture rare, le pointillisme !

Bonjour à tous les visiteurs !

J'ai ouvert ce blog pour partager avec vous ma passion pour ce style de peinture. Je présenterai ici mes oeuvres et en particulier l'évolution des toiles en cours de travail. Je vous présenterais aussi les artistes-peintres qui parcourent l'histoire de ce mouvement néo-impressionniste. Nous parlerons de technique, de couleurs. Nous partagerons nos sensations vis-à-vis des oeuvres, des peintres et de tout ce qui peut faire l'environnement de cette peinture si particulière et si plaisante.

La photo représente une de mes toiles pointillistes, peinte au mois de novembre 2009 (La calanque Port-Pin) format 30P (92x65cm).

Bienvenue à tous dans le monde de la peinture pointilliste !

Marc LASSERRE - Artiste-peintre -

Site internet : http://www.marclasserre.com/

 

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La technique du pointillisme (ou divisionnisme).  posté le mardi 08 décembre 2009 19:24

 

Le pointillisme (ou néo-impressionnisme ou divisionnisme) est une technique de peinture issue du mouvement impressionniste qui consiste à peindre par petites touches séparées de peinture de couleurs primaires. On perçoit néanmoins des couleurs secondaires, par le mélange optique des seuls trois différents tons. Cette technique est née en France notamment sous l'impulsion de Georges Seurat (1859-1891) puis de Paul Signac (1863 - 1935), à la fin du XIXe siècle.

Son histoire

Le terme de «néo-impressionnisme» est employé pour la première fois par Félix Fénéon, un critique d'art. Les premières œuvres datent de 1884, avec notamment la baignade à Asnières de Seurat, exposé au premier salon des artistes indépendants. Son apogée correspond à la fin du XIXe siècle, mais son influence se ressent par la suite chez les fauves jusqu'aux expressionnistes allemands et aux sources de l'abstraction.

Le néo-impressionnisme a constitué un mouvement pictural avec ses défenseurs (dont le critique Fénéon), ses adeptes et ses lieux d'exposition. Il s'est diffusé rapidement en Belgique avec l'école luministe dont Théo van Rysselberghe et Henry Van de Velde sont les membres les plus connus. Ce dernier a permis l'expansion du mouvement vers l'Allemagne.

Théorie

Lorsque le tableau est regardé à une certaine distance, les taches de couleur ne peuvent être distinguées les unes des autres et se fondent optiquement les unes aux autres. L'aspect visuel obtenu est différent de celui obtenu en mélangeant des couleurs sur une palette et en les appliquant ensuite sur la toile. Certains décrivent le résultat comme plus brillant ou plus pur car le mélange est réalisé par l'œil et non par le pinceau. L'explication pourrait être liée aux théories sur l'additivité et la soustractivité des couleurs : habituellement, lorsque des couleurs sont produites par un mélange de pigments, la soustractivité joue (chaque pigment absorbe un ensemble de fréquences du spectre lumineux, le mélange des pigments renvoie l'ensemble des fréquences non absorbées). Ainsi, mélanger des pigments de cyan, de magenta et de jaune (les couleurs primaires soustractives) produit une couleur proche du noir. En revanche, lorsqu'on mélange des couleurs produites par des sources de lumière, c'est l'additivité qui joue son role: le mélange de faisceaux lumineux des trois couleurs rouge,vert et bleu produit une lumière proche du blanc puisque l'ensemble des fréquences visibles se trouve représenté. Les écrans de télévision, par exemple, utilisent ce système.

Cette théorisation est d'emblée exploitée par les fondateurs du mouvement : Seurat s'inspire des travaux sur la couleur de Eugène Chevreul et de Charles Henry.

Technique

Elle consiste, après une étape de décomposition de la lumière par les trois couleurs primaires et leurs complémentaires, à diviser le tableau en zones puis à reproduire par zones la couleur observée avec ces trois couleurs. Selon que cette couleur est sombre ou pas, on ajoute une couleur complémentaire qui à la lumière nous permet de voir la couleur voulue.

On la pratique par touche. Par exemple, pour reproduire du vert (composé de jaune et de bleu), on procède par petites touches des deux couleurs, sans les mélanger. Si on désire un vert plus foncé, on met plus de bleu. Pour un vert plus clair, on met plus de jaune.

Cependant, au-delà de la théorie très "scientifique" de ce procédé, la plupart des peintres néo-impressionnistes n'ont pas utilisé cette technique de façon très rigoureuse. En effet, les couleurs issues de pigments purs - certains verts notamment - ont été utilisés en lieu et place du jaune et du bleu préconisés par la théorie.

J'utilise moi-même dans mes toiles toutes les couleurs disponibles dans le commerce en essayant cependant de ne pas trop faire de mélanges de pigments purs.

Blog de marclasserre :Le néo-impressionnisme (pointillisme), La technique du pointillisme (ou divisionnisme).
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L'initiateur du mouvement : Georges SEURAT (1859-1891)  (Les peintres pointillistes) posté le mardi 08 décembre 2009 20:05

Blog de marclasserre :Le néo-impressionnisme (pointillisme), L'initiateur du mouvement : Georges SEURAT (1859-1891)

Georges Pierre Seurat (Paris 2 décembre 1859 - Gravelines 29 mars 1891), peintre français, pionnier du pointillisme qu'on peut qualifier d'impressionnisme scientifique qui va lier l'étude des divisions de la matière (chimie de Lavoisier) à celle de la lumière.

Georges Pierre Seurat naquit à Paris en 1859, dans un milieu bourgeois. Son père, un fonctionnaire, était un homme solitaire, ce dont son fils a également hérité.
En 1877, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts. Son professeur était un disciple d'Ingres, qui l'a fortement influencé, ainsi que d'autres peintres comme Rembrandt, Francisco de Goya ou Puvis de Chavannes.
Ses études seront interrompues par son service militaire à Brest, où il a fait des nombreuses esquisses de bateaux, de plages et de la mer.
Il lisait et étudiait les lois du mélange optique formulées par Chevreul, Charles Blanc, Rood, et les effets psychologiques de la ligne, découverte par Charles Henry, un savant anglais.
Rentré à Paris, Seurat s'est consacré à maîtriser l'art du noir et blanc et commence à peindre réellemnt en 1882. Il achève en 1884 "Une Baignade en Anières", son premier des 7 grands tableaux, que le jury du Salon refuse.
Il participe alors à la formation de la "Société des artistes indépendants", ouvert sans jury ni récompenses et prend alors la tête du mouvement néo-impresssionniste qui réunit entre autres Signac, Cross, Angrand, Luce et pendant un certain temps Pissaro.
Après deux ans de travail concentré et systématisé, il termine"Un Dimanche après-midi sur l'Ile de la Grande Jatte". C'est l'oeuvre magistrale de Seurat et était la pièce principale de l'exposition. Dans cette composition les contrastes de l'ombre et de la lumière sont admirablement répartis dans l'espace. Le tableau donne une atmospère de dignité monumentale à travers l'arrangement équilibré des éléments et des figures.
A partir de 1885, Seurat s'enferme pendant les mois d'hiver dans son studio à Paris, travaillant à un grand tableau. Puis il passe les mois d'été dans un des ports de Normandie, tels que Honfleur, travaillant à de petits tableaux, moins complexes.
Seurat n'a jamais été un homme social et au cours de la dernière année de sa vie il a coupé pratiquement tous les liens avec ses amis.
L'été 1890, le peintre est à Gravelines, où il fait une série de paysages et met en projet "Le Cirque" qu'il montre non achevé au 8ième Salon des Indépendants.
Il meurt subitement pendant l'exposition, à l'âge de 31 ans, probablement d'une angine.
Durant sa courte vie, Seurat a produit 7 grands tableaux, 60 plus petits, des dessins, 500 schémas et de nombreuses esquisses, ce qui est beaucoup si on tient compte de sa mort précoce et de l'énorme labeur qu'entraînait son procédé.
Georges Seurat était un homme digne et réservé, dans sa tenue comme dans son caractère, des éléments qu'on retrouve aussi dans ses tableaux. Il est un des grands hommes de la peinture moderne et ses tableaux sont aujourd'hui vendus à des prix incroyables (30 millions d'euros en 1999 pour  son chef d'oeuvre : "Un dimanche après-midi sur l'Ile de la grande Jatte" !!
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Exposition "Achille Laugé" (1861-1944) à Carcassonne (Aude)  (Expositions pointillistes) posté le mardi 08 décembre 2009 23:58

Blog de marclasserre :Le néo-impressionnisme (pointillisme), Exposition 'Achille Laugé' (1861-1944) à Carcassonne (Aude)

Achille Laugé - 16 octobre 2009 au 15 janvier 2010

L'exposition : Achille Laugé : le point, la ligne, la lumière

Copyrights © ADAGP Paris 2009

L'exposition sera la première d'une telle ampleur consacrée à Achille Laugé. Le travail de recherche de Nicole Tamburini, commissaire scientifique, a permis de sélectionner un ensemble d'une qualité exceptionnelle provenant de grands musées publics et de collections privées de la France et de l'Europe: des paysages, des portraits, des natures mortes. L'organisation et la présentation de l'exposition sont assurées par Marie-Noëlle Maynard, conservatrice en chef du musée des Beaux-arts de Carcassonne, Françoise Sarret, conservatrice en chef du musée Petiet de Limoux et Anne Labourdette, conservatrice du musée de la Chartreuse de Douai.
Aux quelques quatre-vingts tableaux s'ajouteront une dizaine d'œuvres graphiques, des maquettes conçues par l'artiste pour le Mobilier National ainsi que les tapisseries, tapis, meubles réalisés par les manufactures des Gobelins et de Beauvais. Il s'agit là d'un aspect inédit de l'art de Laugé.

Copyrights © ADAGP Paris 2009

Les prêts seront issus de grands musées français ou étrangers: musée d'Orsay et musée Bourdelle à Paris; musées de Grenoble, Montpellier, Narbonne, Toulouse; musée du Petit Palais à Genève. Les autres œuvres, souvent inédites, viendront de collections privées européennes (Belgique, France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Portugal, Suisse, Tchéquie) et américaines. Les musées de Limoux et de Carcassonne présenteront à cette occasion leurs récentes acquisitions qui enrichissent des fonds déjà largement représentatifs de l'œuvre du peintre. L'exposition se poursuivra au printemps 2010 au musée de la Chartreuse de Douai, qui est riche d'un beau fond de peintures néo-impressionnistes. L'exposition se concentre sur la saveur particulière du travail de l'artiste avant la guerre de 1914. Période où il fait montre d'une géométrisation des formes poussée et très personnelle et applique un divisionnisme serré, aux touches de formes variées qui lui servent à faire vibrer des couleurs pures disposées selon la loi du contraste simultané. Parmi les artistes qui ont pratiqué ­brièvement parfois - le divisionnisme, rares sont ceux qui ont montré autant de détermination et de persévérance; simplicité et rigueur exigeante sont probablement les mots qui caractérisent le mieux le travail de Laugé, ainsi que son œuvre faite « de logique sereine, de sensibilité émue et d'une raison maîtrisée» selon la formule de son ami Bourdelle.

Le catalogue

Copyrights © ADAGP Paris 2009

Le catalogue de l'exposition sera édité à 1000 exemplaires. Écrit par Nicole Tamburini, expert de l'œuvre de Laugé, il comprendra les reproductions en couleurs de toutes les œuvres exposées et sera édité par Silvana Editoriale (Milan).

Achille Laugé 1861 - 1944

Rien ne prédisposait Achille Laugé (1861-1944) à devenir peintre. Né dans une famille de cultivateurs audois, il commence son apprentissage à Toulouse avant de s'inscrire en 1881 à l'École des Beaux-arts à Paris. Dans les classes de Gérôme et de Cabanel, un trio d'amis inséparables se forme, trois « pays»: Achille Laugé, Émile-Antoine Bourdelle, Aristide Maillol. Peu satisfait de l'apprentissage académique, Laugé découvre au Salon des Indépendants les toiles de Seurat. La révolution picturale engagée par les Néo-impressionnistes fait l'objet de discussions passionnées dans l'atelier qu'il partage avec Maillol.

Copyrights © ADAGP Paris 2009

En 1888, Laugé retourne dans sa région natale et s'installe dans le petit village de Cailhau, près de Carcassonne et de Limoux. C'est là que, seul face à la lumière méridionale, il applique la technique de la division des couleurs. Loin des cercles artistiques de la capitale et de la notoriété qu'ils auraient pu lui procurer, il peint sans relâche des œuvres éclatantes, à la lumière subtilement divisée, aux tons purs et à la géométrie rigoureuse. La richesse de son œuvre vient de cette recréation personnelle et empirique de la méthode de Seurat; loin d'être un suiveur appliquant une esthétique définie par d'autres, il produit une œuvre profondément personnelle et sensible, tant par les accords de teintes que par l'attention portée aux variations de la lumière. Travaillant toujours sur les mêmes sites, il synthétise les formes, refuse le pittoresque ou l'anecdote.

Laugé n'a pas été reconnu par ses contemporains, à l'exception d'un petit cénacle d'amateurs éclairés autour de la Revue Méridionale. Sa notoriété n'a cessé de grandir après sa mort et le marché de l'art le reconnaît aujourd'hui comme un maître de ce Néo-impressionnisme au sein duquel on distingue maintenant les vrais créateurs des suiveurs tardifs.

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Expositon Georges SEURAT à Zurich (Suisse)  (Expositions pointillistes) posté le mercredi 09 décembre 2009 00:10

Blog de marclasserre :Le néo-impressionnisme (pointillisme), Expositon Georges SEURAT à Zurich (Suisse)

Georges SEURAT - "Figure dans l'espace"

2 octobre 2009 – 17 janvier 2010

Le Kunsthaus Zurich présente, sous l’angle de la «figure dans l’espace», l’un des pères de l’art moderne, l’impressionniste Georges Seurat. Le compagnon de route de Cézanne et de van Gogh a enrichi la peinture, vivant de l’application libre de la couleur, de précision scientifique. Là où n’étaient que lumière et atmosphère, il a créé un dialogue rationnel entre les figures et l’espace qui les entoure. Plus de 70 peintures et dessins prestigieux, provenant d’importantes collections privées et publiques de Londres, Paris, New York et Washington, ayant pris le chemin du Kunsthaus Zürich sont là pour le prouver. 

Site Web de l'exposition

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